{"id":1884,"date":"2026-03-12T15:20:50","date_gmt":"2026-03-12T14:20:50","guid":{"rendered":"https:\/\/lalalande.art\/?post_type=product&#038;p=1884"},"modified":"2026-03-12T15:20:50","modified_gmt":"2026-03-12T14:20:50","slug":"this-work-carries-no-meaning","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/lalalande.art\/en\/exposition\/this-work-carries-no-meaning\/","title":{"rendered":"This work carries no meaning"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-size: 11px;\">Mahdi Baraghithi | 30 Janvier &#8211; 28 F\u00e9vrier 2026<\/span><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote class=\"quote\">\n<div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 5\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>C\u2019est une \u0153uvre qui ne veut rien, n\u2019attend rien, et ne promet rien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 Mahdi Baraghithi<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<div class=\"description with_quote\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 4\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 5\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Les fleurs sont un motif r\u00e9current des \u0153uvres de Mahdi Baraghiti. En plastique ou en paillettes ; en peinture, dessin ou photographie ; tant\u00f4t fragiles, h\u00e9sitantes, et cueillies \u00e0 la vol\u00e9e ; tant\u00f4t clinquantes, trompeuses, et install\u00e9es dans l\u2019urgence d\u2019un d\u00e9part forc\u00e9 ; elles rappellent \u00e0 la m\u00e9moire les maisons que sa famille et lui ont d\u00fb quitter, et bordent les r\u00eaves des prisonniers injustement enferm\u00e9s. Elles accompagnent parfois les morts dans leur derni\u00e8re demeure et poussent encore par-dessus eux une fois que le temps a pass\u00e9. Elles ceignent ici le carr\u00e9 vert install\u00e9 par le performeur pour danser ; \u00e9gayent l\u00e0 les horizons d\u00e9ploy\u00e9s par le peintre pour s\u2019\u00e9chapper. Elles \u00e9clatent de leur rouge sanglant dans le vert environnant et fanent bient\u00f4t sous des ciels o\u00f9 ne perce nul soleil.<br \/>\nLes artistes avaient pour habitude de faire parler leurs couleurs, \u00e9clore leurs p\u00e9tales et chanter leur floraison : que peuvent-elles bien vouloir dire encore quand rien n\u2019a plus aucun sens ?<br \/>\nContraint \u00e0 un nouvel exil en octobre 2023, Mahdi Baraghiti est revenu vivre en France, o\u00f9 il avait fait ses \u00e9tudes il y a quelques ann\u00e9es. D\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9, asile accord\u00e9, \u00e9chappatoire r\u00eav\u00e9e : l\u2019artiste trouve l\u00e0 des portes grandes ouvertes et des murs impossibles \u00e0 f ranchir. Il re\u00e7oit autant d\u2019invitations que de d\u00e9sistements, apprend le f ran\u00e7ais au rythme des excuses, des \u00ab c\u2019est trop compliqu\u00e9 \u00bb et des \u00ab vous ne pouvez pas parler de g\u00e9nocide \u00bb. Devant ses yeux et celles du monde, les images pourtant d\u00e9f ilent sans discontinuer. Elles exportent en direct les morceaux de corps, les gravats, les explosions, les d\u00e9placements, les arrachements, les cris, les larmes, les pleurs, les cauchemars qui avalent la r\u00e9alit\u00e9. La catastrophe. L\u2019indicible et l\u2019innommable sont mis en formes impossibles \u00e0 regarder.<\/p>\n<p>Que peuvent encore dire les images quand rien n\u2019a plus aucun sens ?<\/p>\n<p>Quand il \u00e9tait plus petit, Mahdi Baraghiti peignait. Parce que c\u2019\u00e9tait chic. Parce que c\u2019\u00e9tait beau. Parce que c\u2019\u00e9tait ce que les artistes autour de lui faisaient. Revenir \u00e0 la peinture aujourd\u2019hui, c\u2019est convoquer un \u00e2ge perdu, bien que jamais tout \u00e0 fait dor\u00e9. C\u2019est renouer avec un temps long : celui de la grande tradition de la peinture palestinienne, dont les chapitres peints entre deux catastrophes aspirent \u00e0 la continuit\u00e9. C\u2019est sauvegarder la terre qu\u2019on ne cesse de vouloir arracher. C\u2019est cultiver des fleurs qu\u2019on emp\u00eache de germer. C\u2019est dire la vacuit\u00e9 des mots et continuer d\u2019esp\u00e9rer. C\u2019est aspirer \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9 emp\u00each\u00e9e. Avec ses pinceaux, ses couleurs et ses emp\u00e2tements, l\u2019artiste fait advenir l\u2019espace auquel il n\u2019a jamais encore pu acc\u00e9der : celui dans lequel souffler, enf in, r\u00eaver, un peu, dormir, pour toujours ? Fermer les yeux, (re)trouver le sommeil, s\u2019\u00e9chapper par le songe et rendre aux corps leur dignit\u00e9.<\/p>\n<p>Les hommes qu\u2019il peint sont des icones. Ils sont des corps dont la peinture prend<br \/>\nsoin et auxquels elle rend la po\u00e9sie. Des \u00ab Dormeurs du Val \u00bb, qu\u2019\u00e0 la nature le peintre enjoint de les \u00ab bercer chaudement \u00bb. Tels l\u2019endormi de Rimbaud, ils sourient, \u00ab comme sourirait un enfant malade \u00bb. Pareils au r\u00eaveur de Darwich, ils clament, dans leur t\u00eate et au monde : \u00ab Prenez les roses de nos r\u00eaves pour voir ce que nous voyons de joie ! \u00bb Et les fleurs de repousser. Elles \u00e9taient des graines pour faire \u00e9clore aucun sens et tous en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>-Horya Makhlouf<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"featured_media":1885,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"product_brand":[],"product_cat":[24],"product_tag":[],"class_list":{"0":"post-1884","1":"product","2":"type-product","3":"status-publish","4":"has-post-thumbnail","6":"product_cat-exposition","8":"first","9":"instock","10":"shipping-taxable","11":"product-type-simple"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/1884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/1884\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1891,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product\/1884\/revisions\/1891"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_brand?post=1884"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=1884"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lalalande.art\/en\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=1884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}